IRD

L'Institut de recherche pour le développement, organisme de recherche original et unique dans le paysage européen de la recherche pour le développement, a pour vocation de mener des recherches au Sud, pour le Sud et avec le Sud.

L’IRD est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération. Il remplit trois missions fondamentales : la recherche, l’expertise et la formation. Il conduit des programmes scientifiques, centrés sur les relations entre l’Homme et son environnement dans les pays du Sud, dont l’objectif est de contribuer à leur développement durable.

Les priorités scientifiques de l’IRD sont :

  • La lutte contre la pauvreté et pour le développement
  • Les migrations internationales et le développement
  • Les maladies émergentes infectieuses
  • Le changement climatique et les aléas naturels
  • Les ressources en eau et l’accès à l’eau
  • Les écosystèmes et les ressources naturelles

L’IRD mène des recherches en Afrique, en Amérique latine, en Asie, dans l’océan Indien, le Pacifique et sur le pourtour méditerranéen. Depuis septembre 2008, son siège est basé à Marseille. L’Institut dispose par ailleurs de 30 implantations dont deux en France métropolitaine (Bondy, Montpellier), cinq dans les régions et collectivités d’Outre-mer (La Réunion, Guyane, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française) et 23 dans des pays situés essentiellement dans la zone intertropicale. Les chercheurs de l'Institut interviennent dans plus d'une cinquantaine de pays dans le monde.


Le budget de l’institut est de 231 millions d’euros en 2010. L’effectif est de 2 210 agents, dont 830 chercheurs, 1 040 ingénieurs et techniciens, et 340 personnels locaux. 38 % de ses agents travaillent hors métropole, de nombreux techniciens sont originaires du Sud et ses programmes de recherche associent des chercheurs étrangers. Engagé dans de nombreux programmes scientifiques européens et internationaux, l’IRD s’appuie sur sa fonction d’agence pour mobiliser l’ensemble des organismes de recherche et les universités en faveur de la recherche pour le développement.

Dans le cadre d’AVIESAN, l’IRD s’investira plus particulièrement dans le domaine de la santé dans les pays du Sud.

L’Institut apportera à l’alliance :

  • son savoir sur les pays du Sud, et notamment les compétences de ses équipes travaillant dans le champ de la santé (paludisme, sida, maladies émergentes…) et de la nutrition ;
  • l’appui de ses représentations à l’étranger – en Afrique, en Amérique latine, en Asie et dans l’océan Indien – et dans les ROM-COM ;
  • la possibilité de gérer des projets via l’Agence inter-établissements de recherche pour le développement (AIRD).

L’IRD attend de l’alliance une meilleure coordination des actions de santé menées au Sud et pour le Sud.


Les deux axes majeurs de recherche dans le domaine des sciences de la vie sont la sécurité sanitaire et les politiques de santé et la sécurité alimentaire dans le Sud

Sécurité sanitaire et les politiques de santé

Cet axe recouvre la lutte contre les grandes maladies liées à la pauvreté. Les maladies émergentes, la santé de la mère et de l’enfant, doivent comporter un aspect prioritaire d’accès aux soins.
Sida, paludisme et tuberculose frappent essentiellement les pays les plus pauvres, et en particulier l’Afrique subsaharienne. À elles seules, ces trois maladies représentent un frein au développement et menacent les progrès accomplis pendant le XXe siècle, en particulier en termes d’espérance de vie et d’activité économique. La lutte contre ces grands fléaux passe nécessairement par un meilleur accès aux traitements actuels et un renforcement de la recherche dans les pays du Sud pour mettre au point des outils de diagnostic mieux adaptés ainsi que des moyens thérapeutiques et des dispositifs de prévention plus efficaces.
La zone intertropicale demeure le grand incubateur des maladies émergentes du fait des bouleversements environnementaux, des comportements socio-culturels (proximité homme-animal, déforestation et autres formes d’intrusion dans les biotopes) et de l’insuffisance d’études sur ces sujets. La recherche doit proposer des démarches applicables dans les contextes locaux sans cesser de s’intéresser aux « maladies tropicales négligées » telles la leishmaniose, la dengue ou les trypanosomoses.
La morbidité et la mortalité maternelle et infantile sont particulièrement élevées dans les pays du Sud. L’Institut concentre ses recherches sur la santé de la reproduction, la prévention de la transmission materno-fœtale du virus du sida, l’épidémiologie génétique et périnatale et l’étude des spécificités du paludisme de l’enfant. Dans ces domaines, le recours aux sciences humaines est essentiel pour analyser les obstacles d’ordre culturel, religieux, ou social qui pourraient entraver l’accès aux soins.

Cet axe de recherche mobilise une centaine de chercheurs. Un budget de près de 17 millions d’euros lui a été consacré en 2009. Il a donné lieu plus de 280 publications.


Sécurité alimentaire dans le Sud

Neuf milliards d’hommes peupleront notre planète en 2050. La croissance démographique conjuguée à la progression de la pauvreté, la mondialisation des marchés agro-alimentaires dans un contexte de fluctuation des prix de l’énergie et des matières premières agricoles, la concurrence entre plantes agro-énergétiques et plantes alimentaires, l’achat ou la location de terres par les pays riches dans les pays pauvres, les changements climatiques enfin, sont autant de facteurs qui affectent la sécurité alimentaire de nombreux pays du Sud.
Pour répondre à ces enjeux, les chercheurs de l’IRD étudient l’adaptation des systèmes de production agricole en vue d’améliorer les rendements, tout en préservant l’environnement et en minimisant l’érosion. Associés aux équipes du Sud, ils développent des projets innovants tels l’adaptation de certaines céréales africaines aux conditions particulières du sol et à l’évolution du climat ou encore la lutte contre les déprédateurs des cultures. Les programmes portent également sur les politiques publiques visant à améliorer la productivité et la gestion des ressources naturelles.
L’IRD effectue des recherches sur la malnutrition, en particulier en Afrique. La situation sanitaire commençant à évoluer dans certains pays du Sud du fait de la transition épidémiologique, il intervient aussi sur les maladies de civilisation que sont l’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Cet axe de recherche mobilise prés de 150 chercheurs. Un budget de près de 21 millions d’euros lui a été consacré en 2009. Il a donné lieu plus de 217 publications.

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